JIMMY GIUFFRE dans JAZZOLOGY ce soir, et où trouver vos oeufs de Pâques ce week-end...
Par Jean Daniel BURKHARDT le jeudi 21 avril 2011, 20:17 - JAZZ - Lien permanent
Ce soir 21 avril à 21 h dans Jazzology sur Radio Judaïca, je reviendrai sur la carrière du multi instrumentiste clarinettiste, flûtiste, saxophoniste alto, ténor et baryton américain Jimmy Giuffre ne le 26 avril 1921 mais mort en 2008 : auteur de « Four Brothers », il aura été WestCoast, Cool, Free, et même Jazz Rock toujours avec classe.

Jimmy Giuffre est né à Dallas, Texas le 26 avril 1921, et avait commencé sa carrière dans l’armée de l’air, avec déjà des expériences de concert en solo. Il fait ses classes dans les Big Bands de Boyd Raeburn en 1946, Gene Roland ou Jimmy Dorsey en 1947, puis intègre comme arrangeur le « Second Herd » (second troupeau) de Woody Herman et étudie la composition avec le Docteur Wesley De La Violette, gourou de la West Coast (Côte Ouest).

C’est chez Gene Roland qu’il compose le titre qui le rendra célèbre chez Woody Herman en 1947 : « Four Brothers » pour Stan Getz, Herbie Steward et Zoot Sims aux ténors et Serge Chalof au baryton, mais il n’y joue pas dans cette première version.

Mais ce Four Brothers crée un malentendu, Jimmy Giuffre n’a jamais été Cool comme Stan Getz, mais ne cessera d’évoluer en quarante ans de carrière dans cette « petite musique » qui n’appartient qu’aux grands », écrira Alain Tercinet. C’est cependant géographiquement sur la West Coast qu’il enregistrera en 1953 ses compositions au saxophone ténor avec les Giants du trompettiste Shorty Rogers avec Art Pepper à l’alto, Hampton Hawes au piano et Shelly Manne à la batterie, bref le gratin de la Côte Ouest dans ce style West Coast si particulier. Ecoutons Jimmy joue West Coast dans « The Perky Serpent » (le serpent sale).

Mais lorsqu’il forme son premier trio en 1956, Jimmy Giuffre optera pour une formule plus intimiste sans batterie avec le guitariste Jim Hall rencontré au Sardi’s, un club de Los Angeles en se découvrant une admiration mutuelle et le contrebassiste Ralph Peña, avec un second tube : « The Train & The River », avec déjà une performance de rerecording de Giuffre au baryton, ténor et à la clarinette dans des tonalités différentes pour chaque solo. Ce titre deviendra l’emblème de Jimmy Giuffre avec le film « Jazz On A Summer’s Day » sur le festival de Newport en 1958, puis à la télévision dans The Sound Of Jazz.

En 1958, Jimmy Giuffre ajoute le tromboniste Bob Brookmeyer au trombone, puis ici au piano à la guitare de Jim Hall et le trio devint sextette avec trois saxophones ténors joués en rerecording par Giuffre pour le disque « The Four Brothers Sounds » où Jimmy Joue sa composition pour Woody Herman, mais en interprétant les trois parties de saxophones comme les quatre frères à lui tout seul, et plus rapide que l’original..

Si Jimmy Giuffre est trop indépendant et aventureux pour être classé stylistiquement dans la West Coast ou le Cool Jazz, peut-être eût-il été plus à l’aise dans le Troisième corant, ce Third Stream créé par le pianiste Lennie Tristano. Il appréciait en tous cas l’un de ses élèves de la West Coast, le saxophoniste alto Lee Konitz, et composa, arrangea et joua pour lui en 1959 à New York au saxophone baryton sur deux séances dont You & Lee rééditées sous le nom de Lee Konitz Meets Jimmy Giuffre, avec également le pianiste Bill Evans, hal Mc Cusick à l’alto (un West Coaster de l’Est), et Warne Marsh, autre élève de Tristano au ténor. Jimmy Giuffre pour ce disque composera « Somp’m’Outa’Nothin’ » «Uncharted ».


Le deuxième album du Trio Giuffre Bley Swallow en octobre 1961, « Thesis », toujours sur ECM est peut-être moins limpide que le premier, mais rejoint un certain Jazz de chambre libre dans « Me Too » où les trois instrumentistes essaient de parvenir à des effets équivalents sur des instruments très différents.

Le trio Giuffre Bley Swallow eut aussi l’occasion de se produire en Allemagne à Bremen en 1961.

Ensuite ils publièrent encore Free Fall en 1968, chute libre en ordre dispersé et séparé en solos, duos, trios très abstraits pour le label Columbia, ne trouvèrent plus d’engagement que dans un café de New York pour une entrée au prix libre, et se séparèrent quand le plateau ne rapporta plus que 35 cents, pour vingt ans jusqu’en fin 1989 et « The Life Of a Trio » « Saturday », puis « Sunday », puis «Conversation With A Goose » en 1991, où ils se retrouvèrent à nouveau en ordre séparé.
Jimmy Giuffre resta avide de contrepoints (une constante dans son oeuvre inouïs et on le retrouve en 1987 en concert à Paris en duo avec le clarinettiste basse Français André Jaume à se dessiner l’un l’autre la Tour Eiffel dans le disque du même nom, « deux lignes qui se tendent vers le ciel en même temps qu’elles s’unissent et se soudent, se fondent, avec cet alliage de rigueur-douceur, cette souple et très lente inflexion qui reproduisent l’identité Joycienne « les courbes sont de la beauté » dira Philippe Carles.

Enfin, dernière expérience de Jimmy Giuffre, un groupe avec clavier électronique et synthétiseurs sans être vraiment Jazz Rock qui grava « Quasar » en 1985, puis en quartet ces « Liquid Dancers » en 1989 avec Pete Levin aux claviers, Jimmy giuffre au saxophone ténor, soprano, clarinette et se mettra à la flûte basse avec Bob Nieske à la basse électrique et Randy Kaye à la batterie.

OU DANSER, QU’ECOUTER CE WEEK END ?
Black Octopus (DJ Ficus de Caterva et Pablo Valentino, après leur "Blunted Library" hier soir invitent Suzi Analogue, Beatmakeuse et chanteuse ce soir 21 avril de 21 h 30 à Minuit 30 ET C'EST GRATUIT (majoration 0,50 cents sur les consos).

Le chanteur de Folk rock Israélien Asaf Avidan qui rappelle un peu Janis Joplin dans la voix et ses Mojos seront en concert demain Vendredi 22 avril à Molodoï pour 6 € avec Thomas Schoeffler Jr (bon chanteur Country à la Hank williams, guitariste Bluesy à la Robert Johnson et harmoniciste à la Bob Dylan) et Alex Keilling & The Mary Jill Band.

Enfin, Samedi 23 avril, Ben G (Right On FM) et Tal Stef (Soultronic) au Mudd Club pour Un Entre Temps Funk&Lectro en attendant le Festival CONTRETEMPS courant juin!
Jean Daniel BURKHARDT
Commentaires
A Ficus,
Qui Au Gré des
vents dans le
Désert urbain de cette cave/grotte/
Comme un Jazzman Mutant du futur
Improvise dans ce Mudd Club vide à cette heure
Habille De Naturelles
Percus Ethniques
L’Abstract Hip Hop,
Stepped’un
Pas
Avant/Arrière,
Le Double
Et Dubbe
Pour en Liquéfier/
Liquider/ventiler
En Tonton Flingueur
la rythmique
sur une trompette Mariachi
venue de loin-
Entre le Tinkty Boum
Des Jazz Drummers devenu ininterrompu et fou en s’emballant
Et les Machines,
Le guiro Cubano
Et leurs rouages
Dentés,
C’est le temps, le tempo toujours
Qui traverse et
Raconte encore
Une histoire,
La Nôtre,
Même si la Société
Par son oppression
Ecrase comme
les Morts en voyage
pour 4 ans
entre deux Montagnes
Astèques
Nos vies réelles, certes
Mais n’a aucune
prise sur nos idées,
nos rêves, nos imaginaires-
Seuls comptent
Le voyage et
L’ivresse, la science/
Conscience dans la
musique qu’il y eut
des avants, qu’il y a
probablement encore des
ailleurs dont il nous faut
la Mémoire
et la Survivance contre
la Mondialisation
et la Dictature
de l’ICI et
du MAINTENANT,
de l’IMMÉDIATETÉ
PRODUCTUVISTE
CONSUMERISTE
Q’on veut nous
imposer
à tout prix
et que nous PAYONS au leur.
Mais Toi tu
sais encore
aller Chercher/Retrouver
te souvenir
entre deux Beats
Le sitan Indo-Canadien de Mukhta,
L’Oud de l’Orient
Ou les violons
D’Oum Kalsoum
Battus aux flancs
d’un dauphin blanc
ou ralentir en Reggae
le Halo Indo
Pakistanais
d’un tremblement
d’Asian Dub Foundation,
peupler la Densité
urbaine de voix et de transes Gnawas..
C’est la première fois que J’écoute
Vraiment du Dub
faute peut-être
d’autre fille
à décrire/dont dessiner les contours/séduire
que ta Musique à cette heure,
Sa richesse insoupçonnée
m’émeut et me charme.
C’est peut-être la première fois que je comprends que l’électro n’est pas du bruit,
Que je perçois ces « nouveaux sons » dont parlent tous les DJs Electros,
Même si pour moi il n’y a rien de nouveau sous le soleil de notre Apocalypse :
Les chiens ont muté en ces sons humanoïdes créés par l’homme qui aboient dans les machines à son passage pour nous saluer comme des presque déjà robots de la MatriX
dans les échos de pyramides industrielles futuristes qui n’intéresseront personne par la perte de spiritualité et d’espoir de notre époque.
Il y a quand même une rythmique et quelque qui chante ou danse, se joue au-dessus, un instrument ou élément soliste à quoi je puis réduire basiquement toute musique populaire jazz, trad, rock, soul funk que j’aime et pour lesquelles je me damnerais comme je ne vendrai mon âme pour la survie de ce monde qui ne le mérite pas, a détruit systématiquement, et pour du profit et du pouvoir, tout l’idéalisme 70ies !
Jusque là finalement je n’aimais que les DJs qui passaient de la musique que j’aime nostalgiquement Funk Soul Rock 60ies/70ies mais n’avait qu’entrevu, ou purement théoriquement, les possibilités de MODIFICATION, DE TRAITEMENT SONORE de ce répertoire offertes par la technologie moderne où le répertoire n’est plus que matériau, ou tiens trop à ce répertoire pour le voir électronisé de la sorte, abâtardi.
Là j’apprécie les possibilités de ramollissement/ralentissement du dub qui en font, avant l’électro, la première musique électronique improvisée avec Lee Scratch Perry notamment
, le durcissement du Beat par la Drum’n’bass, mes écoute POUR ELLES-MÊMES pour la première fois, comme je peux apprécier un solo de saxo jazz ou de guitare rock.
Je n’en avais pas perçu l’intérêt, pas écoutés au-delà de ce que j’appelais du BRUIT, par opposition à la Musique, et entends ce soir DES BruitS, ignorais comment un SON pouvait par allongement ou capillarité, contagion positive, humanisation de la machine, passer d’une musique à l’autre comme une balle de flipper/boule à facettes caméléon mutante.
Jean Daniel