YEALLOW à L’AUBETTE le 21 juin
Par Jean Daniel BURKHARDT le mercredi 23 juin 2010, 16:00 - ROCK - Lien permanent
La palme du lieu le plus insolite de cette fête de la Musique à Strasbourg revient au groupe pop rock Yeallow qui invita le groupe ethno-pop Eve’R à l'Aubette.

Ils commencent par "I don’t have a map of your head", plus Rock que sur leur album 2891 Seconds (Chronique à chaud de l'abum en commentaire EPISODE II), mais sans Satellite (je ne connaissais pas cette version des Velvet plus déjantée, moins croonée, plus dans l’aigu et chantée presque faux avec moins de morgue et plus d’énergie, plus Rock que celle de Transformer) of Love de Lou Reed. J’aime l’idée bien dans sa manière de dire à quelqu’un “J’ai pas d’plan d’ta tête » (évidemment ça le fait mieux en anglais) comme une insulte ou une excuse.

"Here Comes", arrive sur un bon groove du début jusqu’à It’s All Foggy. Peut-être est-ce la chanson plus électro pop du nouvel album, avec ses claviers brumeux puis plus vifs. Je ne pensais pas que c’était Fred C en voix de tête qui faisait la voix féminine aigue, avant les solos de claviers de l'autre chanteur rajoutant une touche douceur psychédélique brumeuse entre basse/batterie et guitare. Bien composée, belle progression entre ces éléments disparates.

Tempo plus martial pour "If Only", qui faisait faussement Promise You Made de Cock Robin, au Cinéma Star (Comte Rendu pour Les Agités Du Bocal en Commentaire "EPISODE I") mais c’est vraiment un fragment de seconde sur le "if only i could hate you", sur la même mélodie que "Remember The Promise You Made" et la mélodie est jolie par ailleurs.
Finalement il y a beaucoup d’enfants, les leurs peut-être en partie ou ceux de leurs fans, dans les deux cas, ils produisent de générations futures d’auditeurs de Rock!

Sur une chanson plus Rock, on se rend compte que c’est sûr que dans ce tunnel de verre de la galerie commerciale de l’Aubette, les riffs ravageurs de guitare résonnent d’enfer, au point de couvrir un peu les voix, au risque de ne pas reconnaître les chansons, mais c’est intéressant comme expérience sonore.

Strange Days, avec ce tremblement comme l’orgue faussement gai des Doors est aussi sur le dernier album, qu'à force de l’écouter au walkman en milieu urbain (je préfère cette urbanité Rock Pop rêveuse à l'urbanité Hip Hop) je trouve plus profond, presque californien quand il fait beau /américain/new-yorkais (où il a été mixé) , pour moi qui n’écoute plus de pop rock anglo-saxonne depuis 30 ans (je veux dire qui date de moins de 30 ans, post new-wave), à part Wilco et Nirvana ou Morphine.

Tiens, ils ont repiqué la structure basse/batterie et l’accélération d’A Forest des Cure, avec une bonne reprise du solo de guitare de Fred C dans le public pour rockyser le lieu d'une inocente profanatin suplémentaire!

Il est vrai qu’avec les vieilles (sont-elles d'époque? l'Aubette a été rénovée) sculptures de lions en gargouilles au haut ds colonnes de l’Aubette, ça donne visuellement un côté assez surréaliste (l’Aubette a été un lieu surréaliste ou dadaïste, un dancing à l’époque de l’entre-deux guerres, et j'ai vu que certains panneaux illustratifs d’une salle au premier étage représentent des danseurs/danseuses des roaring twenties/années folles à l’époque Jean Arp. Mais je ne sais pas s’ils les ont gardés).

Yeah! bien intégré, surprenant le Billie Jean de Mickael Jackson en Rock! Après tout, il a vendu le Funk noir aux blancs dans un efficace packaging pop/ new wave, et il est naturel qu’un groupe de rock blanc lui rende la pareille même si pour moi la musique black ne sort pas grandie de Thriller que je ne peux pas écouter en entier sans m’ennuyer, mais dont Bille Jean est la chanson la moins pire, préférant la basse et les violons Disco d’Off The Wall et Don’t Stop Till you Get Enough, également produit par Quincy Jones.

La ballade Keep that morning feeling fait bien Lloyd Colienne style Perfect Skin ou Forest Fire qu’écoutait une amie dans les années 90.

Les riffs guitares sont efficaces, mais qui couvrent les voix, moins réverbérées que les cordes par cette architecture de pierre et de verre. Ouah l’effet de guitare (je ne vois pas le guitariste solo de ma place), on aurait cru entendre les cuivres ska émouvants à l’unisson dans In The Crowd de The Jam.

Bon groove de la basse funky et morgue Lou Reedesque dans Oversized, super breaks de la batterie et roulements sur tout le titre mais l’acoustique du lieu change les chansons, ce qui les rend intéressantes, entendues différemment mais parfois méconnaissables. Si ces enfants n’étaient pas sourds, après cet éclair de blanche électricité stroboscopique ils le sont devenus! Mais cette gamine qui se bouche les oreilles en souriant de sa rebellion s'en fiche!

Bons riffs guitariste solo et ralentis des claviers, OOOOOOHOOOOOOOO repris en choeur par le public sur Bright Side (contraire du Walking On The Wild Side de Lou Reed?), puis Temptation et Instead repris du premier album plus influencé par le Rock New-Yorkais névrotique entre le elvet Underground et Suicide de "Marquée Moon" de Television avec Tom Verlaine à 5 en format Yeallow 2010, plus Rock, un peu à la Ask The Angels de Patti Smith Live in Paris sur une bonne batterie tribale et les claviers.

Your Perfect Existence est intéressante par la lente montée émotionnelle de l’immobilité à l’intensité mais s’arrêtant juste avant et texte joli. Sur l’album avec le brouillage sonore, fait penser à Berlin de Lou Reed (Kids, qui est complètement cynique, par sa façon qu’il a d’insister de sa voix traînante énonçant ses griefs (elle recevait des hommes, toutes les drogues qu'elle prenait) d’après la rumeur avec délectation, qui font qu'on lui retire ses enfants, comme si c’était lui "le marinier" qui l’avait dénoncé par jalousie! Et les bébés en question qu'on lui enlève braillent "Maman" en fond sonore!)

Justement, deux ados B-Girl & Boy techtoniques (une fille sûr, lui je ne sais pas derrière sa mèche) se tapent des fous rires et la musique leur donne un côté glam rock.Finalement les filles hûûûrlent à vos concerts comme à ceux des Beatles/Stomes/Bowie, et moi ça me fait plaisir qu'ils vivent encore grâce à Yeallow ces grands moments de Rock’N’Roll ici et maintenant! Je connais ce riff «"With from (nowhere)» sur une bonne basse funky et harmonies sur “Back in the days, ‘stead of me”

En dernière chanson Supergliding (là encore ça le fait plus en anglais que "super glissant"), avec une bonne basse au début à la Massive Attack sur rythmique polar dramatique trip hop, puis un refrain plus Rock bien accrocheur. J’aime bien aussi l’accalmie « Hello Mr Stadust » un peu à la Space Oddity de Bowie, composé d'ailleurs pour en célébrer les 40 ans. Pour la petite histoire c'est "Space Oddity" qu'on entendait à la Télévision en fond sonore des premiers pas de Neil Armstrong sur lune! ans.

Finalement ils attirent des gamins, des ados qui sans eux n’auraient plus dans ce monde ces émotions Rock mais les retrouvent sur le vif quoique inconsciemment comme ce petit black de quoi? dix ans? qui danse comme à Woodstock, et ne se disent pas ENCORE que c’est plus démodé que la Techno décérébrante et abrutissante ou la violence du Rap, n’ayant pas cette culture Rock qu’ont peut-être leurs parents trentenaires ou quadras! Et rien que pour ça merci Yeallow !
REtrouvez cet article dans sa version anglaise abrègée.
YEALLOW NEWS: US TOUR!
CALIFORNIA TOUR
Quand YEALLOW est repéré via internet par The Hang Out Group, tourneur de groupes indies de Los Angeles, le groupe vient de sortir l'album 2891 Seconds et se concentre alors sur des scènes françaises. Début 2011, conforté par un accord global avec le tourneur Music For Ever (Scorpions, Popa Chubby, Pat McManus), le groupe continue sa rencontre avec le public et joue désormais le challenge de l'étranger avec de cette première tournée US.

YEALLOW démarrera donc l'année avec le California Tour soutenu par la Région Alsace, la Ville de Strasbourg, la Spedidam et des partenaires privés. Cette programmation de presque 10 concerts permettra au groupe de traverser la Californie du Sud au Nord (San Diego, Los Angeles, Santa Barbara, Santa Monica, Fresno, San Francisco) dans les clubs les plus renommés de l'Etat et de contenter ses fans croissants de ce côté de l'Atlantique.

Le premier live, en plateau avec 3 groupes californiens, se fera dans le cadre d'une soirée de charité destinée à récolter des fonds pour l'oeuvre caritative charitywater.org.
RDV www.yeallow.net et sur www.facebook.com/yeallow.club
Jean Daniel BURKHARDT
Sur la scène tremplin se produisaient 7ème Soul (Soul), Blockstop, Nobz ((Punk Musette aux cuivres Ska), Guillaume B (Pop Rock Folk) , Penelope (Pop Rock) et Room Service (Blues-Roccn'N'Roll). Vous pouvez voter pour offrir à votre préféré s'il gagne l'enregistrement 5 titres tous frais payés Sur la scène Tête D'Affiches, on pouvait voir Enneri Blaka, second album (single "Funky Stuff" en exclu gratuit jusqu'au 31 août) pressé aux influences plus traditionnelles: Intro Pakistanaise ou unissons de chants diphoniques. Le chanteur, le bassiste et sa basse slammèrent dans le public, surfant comme sur une vague, mais le bassiste se noya dans la foule et le chanteur fit asseoir la centaine de personnes en délire! Place Rouge, devant la Fac de Droit, l'ambiance était Reggae/Ragga Sound System avec Developement Unity Crew à l'mage d leur dernier Street Album à écouter d'urgence réunissant les bons textes et les voix des MCs locaux sur de bons riddims!
Commentaires
Yeallow Episode I: à Rock The Place après Les Chats Persans
SOIREE ROCK THE PLACE AU STAR ST-EX :
LES CHATS PERSANS de Bahman GHOBADI et un concert du groupe YEALLOW
Les Chats Persans de Bahman Ghobadi
Le film « Les Chats Persans » (http://www.leschatspersans-lefilm.com/) du réalisateur kurde iranien Bahman Ghobadi a remporté le prix « Un autre regard » du Festival de Cannes 2009. Les deux comédiens qui tiennent les rôles principaux ont ensuite quitté l’Iran et une introduction avant le générique du film les montre en studio avec le réalisateur.
Sortant de prison, la jeune Negar et le jeune Ashkan cherchent à monter un groupe d’Indie Rock et à quitter le pays pour un concert à Londres. Pour les aider, ils font appel à Hamed pour obtenir passeports et visas d’un vieux revendeur, et organiser un concert clandestin pour financer le tout, tout en rêvant devant leurs posters des Beatles et magazines musicaux passés sous le manteau.
En attendant, ils cherchent des musiciens et nous entraînent sur la moto d’ Hamed dans les rues de Téhéran vers cette scène Rock iranienne underground qui vit malgré les descentes de police, entre délations et interrogatoires, dont on peut apprécier la diversité entre Indie Rock, Jazzy, Funky, Psyché Garage Underground ou même Heavy Metal. Dans une scène pittoresque, un groupe Metal expulsé par ses voisins, répète dans l’étable d’une ferme entre les bottes de foin et les vaches, qui en refusent de s’alimenter et de faire du lait! Le film a beaucoup d’humour aussi malgré l’issue tragique.
D’autres jeunes musiciens squattent des caves ou des greniers de fortune aménagés sous les toits, exposés à la délation des voisins ou de leur fils par désoeuvrement et dépendants de la tolérance limitée de leurs parents, et un chanteur de rap en farsi (qui se dit « rapkon ») met Dieu au défi en se traitant de vermine de regarder en face la misère des rues de Téhéran sur des images rapides un peu clip de ces rues désolées mais grouillantes de mendiants et d’enfants.
Ashkan finit par trouver un batteur à dreadlocks sous son bonnet à la Masoud et un jeune guitariste, mais le revendeur de passeports se fait arrêter. Le concert de soutien a lieu, mais par mesure de discrétion, et pour éviter les coupures d’électricité intempestives à Téhéran, chaque participant est muni d’une bougie à l’entrée, ce qui donne à cette scène une beauté spirituelle rare dans le Rock, qui depuis longtemps en Europe et aux Etats-Unis a perdu cette urgence libératrice qu’il a encore en Iran.
Ce film permet aussi d’apprécier le répertoire original et les textes de ces groupes souvent émouvants (traduits en sous-titres), ajoutant à la tradition du poème mystique Iranien Ghazel le vent moderne de la liberté sans en perdre le lyrisme. Ces jeunes auteurs sont les héritiers par leur subversion, à dix siècles d’écart, du poète Omar Khayyam qui déjà préférait un verre de vin, sa belle aux joues de rose et sa lunette d’astronomie à la morale étriquée des fondamentalistes du XIème siècle.
Cette jeunesse nous donne une belle leçon de liberté et de courage, dont nos jeunes rappeurs banlieusards énervés des cités en mal de causes outre leur petite révolte nombriliste et ethnocentriste, même plus communautaire ni antiraciste feraient mieux de prendre de la graine pour recentrer leurs textes sur l’essentiel! Il n’y avait qu’à voir Joey Starr au Grand Journal qui, cofronté aux acteurs du film, osa faire valoir ses gardes à vue justifiées pour possession de drogues et maltraitance de femmes et de chimpanzé pour constater le fossé !
Si Istambul est devenu une destination à la mode pour sa vie nocturne foisonnante, n’oublions pas l’Iran et Téhéran, où la réélection d’Ahmadi Nejad et la répression des manifestations qui s’ensuivirent n’a pas dû améliorer la situation de la jeunesse depuis le film.
Jean Daniel BURKHARDT
Concert du groupe de Rock YEALLOW en seconde partie :
Chez nous, le Rock ne choque plus personne depuis longtemps, et ne libère plus les esprits ni les corps non plus, hélas!.Mais le projet original de cette soirée offrait au groupe de Rock local YEALLOW (http://www.myspace.com/yeallow ) le lieu de concert original du Cinéma STAR St Exupéry, devant l’écran utilisé pour diffuser l’œuvre du vidéaste Lionel Hirlé.
Le groupe se compose de Fred C (compositions, voix grave , guitares, claviers) et Pascal C (claviers, guitares, voix plus sensible et aïgue), du guitariste solo barbu efficace Fred T, de Bill O à la basse, barbe en pointe et lignes originales et toujours un peu décalées et funky par rapport aux autres, du bon batteur Rock Olivier " Piment", toujours présent et indispensable à la saveur de l’ensemble malgré sa discrétion comme son surnom l’indique.
Les chansons pop de Fred C ont un charme mélodique certain, elles nous donnent aussi ce pincement au cœur en nous faisant penser à ces groupes Rock mythiques qu’on a aimés, mais que nous sommes nés trop tard pour les avoir vus sur scène.
Sa voix grave, profonde et rauque rappelle Lou Reed dans les graves dans « Instead », ou se fait crooner sombre et inquiétante à la Jeffery Lee Pierce, chanteur de Gun Club (http://www.youtube.com/watch?v=rb9t2Pi0nCM ) dans « You » (http://www.youtube.com/watch?v=FZQ15T8Uf4A ).
Plus pointue, méconnue ou oubliée, l’influence du Rock New-Yorkais névrosé de « Marquee Moon » (http://www.youtube.com/watch?v=uaVGjEq_huM) de Télevision (groupe de Tom Verlaine) dans les riffs de guitare centraux de «Temptation » (http://www.youtube.com/watch?v=dGZkHJXPZCw ), avec des vocaux entre Lou Reed dans l’aîgu, David Bowie dans « Heroes » (http://www.youtube.com/watch?v=zQFuNHCMF2Y&feature=fvst ) ou encore Lloyd Cole période Commotion (http://www.youtube.com/watch?v=5h47bUXSuSM ) dans le côté charmeur. Dans « The Bright Side », on peut penser à la morgue d’un Rodolphe Burger dans les premiers Kat Onoma « Cupid » et « Stock Phrases » (les plus proches de cette tradition ici en Alsace.
Pour ce qui est du jeu de scène, Fred peut un peu faire penser à un essai du chanteur d’INXS Michael Huntchence vingt ans après (qu’il a aussi après tout!), mais son âge tout de même quadragénaire et ses lunettes font plus penser à Buddy Holly, Woody Allen pour la dégaine ou Elvis Costello pour le côté Rock quand même (ce qui n’est encore pas si mal comme référence Rock, ou pour s’être affirmé comme auteur compositeur Rock de talent (http://www.youtube.com/watch?v=ZMuOLpnEvJI&feature=related ), plus que comme compositeur pour son épouse Diana Krall alors qu’il partait lui aussi avec la trombine de Buddy Holly et un sérieux handicap et finit par chanter du Charles Mingus en crooner avec Bill Frisell (http://www.youtube.com/watch?v=5pWeKnSR2KA)).
Le second chanteur, claviériste et guitariste Pascal C apporte une touche vocale plus sensible et fragile, un peu à la Brian Ferry avant la morgue du crooner dont il a alourdi récemment le répertoire de Bob Dylan, quand il avait encore la crête et était le chanteur de Roxy Music.
Le groupe Yeallow a déjà son public, qui faisait au premier rang un chahut debout, criant et dansant (ils n’ont pas cassé les fauteuils comme à L’Olympia pour Johnny mais tout de même !), faisant un peu plus ressembler la salle du Star à une salle de concert Rock, et arriva même à faire se lever le public des assis pour les derniers rappels de Pascal, Fred étant passé aux claviers aux lueurs multicolores de science-fiction. Certains de ces fans ont eux-mêmes des enfants à moins que ce ne soient ceux du groupe qui menaient entre les rangées de fauteuils une jolie cavalcade de cow boys et d’indiens, ramenant le Rock à cette énergie enfantine et festive. Un autre couple plus adolescent dansait New Wave comme dans Pulp Fiction, d’autres allumant des briquets, un peu comme les Chats Persans Iraniens.
Après « One », un 6 titres téléchargeable sur i-tunes, Yeallow prépare un album à sortir prochainement (http://www.youtube.com/watch?v=d50ZMVuTOXs ).
Jean Daniel BURKHARDT
YEALLOW Episode II : NOUVEL ALBUM : 2891 SECONDS
Depuis leur concert au Star, le groupe Yeallow a enregistré à Strasbourg et mixé à New York son nouvel album de 2891 Seconds
After Tomorrow surprend au début par l'ambiance presque religieuse des
choeurs de l'intro, puis part en pop folk rock sur la bonne voix à la Lou Reed
(qui finalement a commis "Magic and Loss") / Lloyd Cole.
If Only montre plus la voix plus angoissée à la Gun Club (chanson qui m'avait fait fait penser à "Remember The Promess You Mad" de Cock Robin au
Concert, mais c'est juste quelque mots, la montée de "If Only I Could Hate
You"). Sinon la mélodie est jolie et les choeurs bien utilisés.
What Will You Do? est à nouveau plus pop Rock avec un côté electro et 60ies
sympa dans la seconde guitare en retrait acordée un peu plus en hauteur, un peu
à la Jeff Buckley (la guitare,pas la voix,quand même!).
The Map semble plus funky, puis electro dans la guitare glauque, et la voix de
basse a une morgue à la Lou Reed période Satellite. Je me souviens de cette chanson
ausi au concert, et de cette image intéressante dans la vacherie : "J'ai pas une
carte de ton cerveau"... On est bien loin de la carte du Tendre du XVIIème Echos
intéressant et guitare psyché.
Strange Days part bien en Rock sur la voix à la Lou Reed, puis plus claire à la
Lloyd cole. Le second album des Doors s'appelle Strange Days parce que pour
Jim Morrison, ces "jours étranges" (donnant leur titre à la chanson éponyme) (http://video.libero.it/app/play?id=d83051b01d90247f830c80d2189071a3) étaient cette sensation amère quand il faisait quelque chose pour les autres plus que pour lui (lui aurait quitté le groupe pour faire du cinéma comme réalisateur après le premier album). C'est aussi un bon film de Kathryn Bigelow dans une atmosphère de fin du monde/Nouvel An esthétisante et de meurtres virtuels (http://www.youtube.com/watch?v=5yaXPx6xWEQ ).
Oversized montre la voix la plus grave à la Gun Club sur fond de guitares
rageuses avec une autre voix plus acide dans les choeurs. Belle progression et
bonne batterie un peu plus ethnique avant le final.
Here Comes est une belle balade reggae comme vous savez en faire, avec la voix
narrative à la Rodolphe Burger, l'autre voix qui monte très haut à la Bowie, un
bon solo de claviers jazzy-lectro avant les guitares sur le groove
basse-guitare.
La voix de Keep That Morning Feeling, dans les aigues, fait plus Brian Ferry à
ses débuts avec Roxy Music,quand il se la pètait pas encore Crooner Dylanien.
Les guitares font penser aux Commotions de Lloyd Cole ou à Pulp à lépoque (je les
ai vus à la Salamandre à l'époque, en 1992-3, je pense).Intéressants les
échos-lectros. Il y a dans cette chanson l'authenticité de Blues Country Rock
70ies, de la nostalgie qui me rappelle un peu Wilco (un des derniers trucs que
j'ai aimé en Rock anglo-saxon).
Supergliding glisse bien sur les guitares, le groove basse-batterie, puis les
gutares hurlantes ver l'espace au refrain, un peu à la Television dans le ôté Rock névroitique (peut-être le second album avec le satellite, juste avant la mort de Fred Smith, le mari de Patti).
Call It Desire commence sur un riff beaucoup plus garage, hard et inquiétant, puis les guitares redeviennent plus spac sur l'harmonie des voix à la Brian Ferry.
Raindrops commence à nouveau plus pop, gai et solaire à la Lloyd Cole (Perfect Skin (http://www.youtube.com/watch?v=7hT7DJwoZHk )), puis les guitares s font de plus en plus inquiétant, violentes.
Your Perfect Existence termine sur une belle ballade acoustique aux échos électro avec une voix pas entendue jusque là, glissant vers l'inquiétante étrangeté d'une noyade finale.
DEVELOPEMENT UNITY CREW: STREET ALBUM
Bons cuivres sur Motives-Toi et voix Soul, bonne harmonie vocale/horns, même Skunkhead rugit Soul. Bien arrangé dirais-je même, moins lourd que Zebda.
Justice bons beeps en intro sur le riddimJustice bons beeps en intro sur le riddim. Revolushan rajoute le sel marin d’un accent Marseillais, le soleil sur des vocaux quand même engagés de Valdès jusqu’à l’Assemblée qui me rappelle le coup de gueule de Balavoine face à Mitterrand le mettant en garde contre le désespoir de la jeunesse.
La Même Zone : good riddim guitare/basse/beep. J’ai lu dans le Dictionnaire Black ou Nat m’avait dit à l époque où on vous avait invités à la Radio que les Arawaks habitaient la Jamaïque avant les esclaves noirs importés d’Afrique.
Pass Mi Di Cali Too funny riddim avec le sax et le bips rythmiques comme sur les dubs de Gainbourg période reggae ou Lavilliers dans Stand The Ghetto. Bon texte un peu à la Massil’iaM Soundsystem !
Ne Les Oublies Pas : ce qui est bien c’est que vous abordez aussi des sujets d’actualité. Utile pour la radio, si un jour par exemple vous faites un truc avec le Sidaction, je passerai ce titre. En plus c’est bien arrangé chanté, belle harmonie vocale avec la chanteuse et son côté créol dans le texte.
Jah Live : pour vous le reggae est aussi une spiritualité, ce qui n’empêche pas l’engagement. Bon riddim aussi
La Ganja : Riddim plus Rocksteady. Bien de ne pas mettre QUE du Reggae, qui est pour moi un peu réducteur de la richesse musicale Jamaïcaine : Nyabinghi-Ska-Rocksteady6Reggae-Dub-Ragga. Arrant la reprise de Skunkhead à la fin.
Jah Bless rejoint ce que je pense de la jeunesse actuelle, pas responsable mais inculte et laissée piour compte par l’absence d’espoir de notre époque et de politique culturelle des gouvernements successifs. Intéressant de comparer leur vanité dans nos pays industrialisés à la misère des enfants des rues dans les pays pauvres de Gosses de rue.
We Need Zion : bon riddim rootsy flûty et bonne Soul de Mama Zion. Le zion c’est pas que la Sion des Juifs, la Zion en Jamaïca, chacun doit chercher son propre Zion, son idéal de vie.
Chantes bon riddim presque Cubain Son’ Cubain. C’est le même Arawak ? Il semble différent. Bon flow soul et généreux message. Mieux qu’la Star Ac ! Donnez aussi à penser/être ému/pas que danser et j’apprécie cela. Même Skunk c’est intéressant ce qu’il toaste.Là c’est le même esprit de mémoire et rebellion que le Gospel.
C’est La Honte : bon électro à la Caterva contre les fachos, et l’idée de croire encore que la spiritualité du Très Haut puise les sauver autant que la politique et la lutte.
Mytho Man : Revolushan sonne vraiment Marseillais (On m’a dit qu tu men’tais)
Bonne progression triptyque de la révolte urbaine de Wanted (oppression des sirènes, voix Valdès plus Rock), Babylon (la mort), puis Jump Up (résurrection festive sur beau riddim dub rocksteady triste à la Lee Scratch Perry/Wailers à la Reaction (Yeah Yeah Yeah).
Je ne marche pas magnifique voix et flow, et texte. Le fait d’avoir fait des études et de pas vouloir être un petit chef dans cette société carcérale me touche personnellement !
Ils Nous Mentent : Excellent titre avec Tribuman Moi aussi je déteste les commentaires des journalistes. Le groupe Ange a écrit une chanson Sous le nez de Pinocchio sur le sujet. Les journalistes devraient dénoncer, justement. Mais 80 % d’entre eux sont sous la coupe de Sarko !
Kick Dem plus électro mais Soul par la voix et aime l’idée « se disent catholiques mais quand j’les entends ça pique ! »
Sound System trop speed pour moi mais par la voix Soul « comme une prière »
Marie Galante : Sciwe est des Marie Galantes et nous parle de son île. Je sais pas où c’est à part... chez Laurent Voulzy, mais ça donne envie, et me rappelle le Sound System Martiniquais qu’invitait Kaya P !
Ladies : Bien de pas les oublier, les mecs, et d’aborder le problème du respect de la femme (y’en aurait des choses à dire sur le sujet dans les soirées ragga !)
Et enfinPas Evident, agréable de retrouver la voix doucement éraillé par la ganja, la Soul, le Groove particulier et la sagesse dans le texte du Selekta Dalsin qui résume toutes les idées du disque.
Certes moins spirituel que Promesses de Justice, mais plus engagé, donne à penser autant qu’à danser.
Poeace, Love & Jah à Vous, et faites passer aux intéressés ou publiez sur votre facebook.
Jean Daniel
Super bons tes articles, surtout et aussi celui sur le film........faut faire des critiques de cinoche, si ,si
R
ROCK, POP et même METAL et TRIP HOP UNDERGROUND IRANIEN : A DECOUVRIR...
Zoop vous propose de découvrir de jeunes groupes pop Rock voire Metal Underground Iraniens grâce à une compilation du magazine britannique Songlines d’Avril/Mai (http://www.iraniantorrents.com/inde... ) et au centre anglais de musique iranienne alternative Bar-Ax (www.bar-ax.com). Il faut préciser que tous ces groupes vivent encore en Iran, où le Rock est considéré comme illégal et ne peuvent donc pas y vendre ou jouer leur musique officiellement, soumis à l’obligation de posséder une licence d’état qui peut leur être refusée pour «style impropre » ou « mouvements de scènes excessifs » ou sans raison aucune. Pourtant, les paroles sont rarement politiques et la musique que le Rock Iranien montre, après le film les Chats Persans », la beauté harmonique et la vivacité de cette scène et une urgence, une envie de liberté que le Rock a peut-être un peu perdu dans nos pays libres.
Commençons avec Pouya Mahmoodi un chanteur et guitariste (http://www.youtube.com/watch?v=eXwm...) mêlant différentes traditions Perses (l’ancien nom de l’Iran et de sa culture millénaire) classiques, le rock, le jazz et le blues (http://www.youtube.com/watch?v=8qr6...); il vient de sortir son album Mehr (Affection) enregistré en 2008 : Me Va To (Toi et Moi).
Il n’est pas facile d’être un jeune groupe de rock en Iran : le Rock y est illégal et le groupe étudiant « Font » fondé en 2006 a gagné sa réputation en jouant dans les universités des concerts underground non officiels en 2007, et furent emprisonnés pour cette raison. « Hide » (http://www.youtube.com/watch?v=WfvZ...) (cache-toi avant qu’ils ne te trouvent) est une pièce électronique pop loungy avec des paroles en anglais rappelant un certain spoken word rock mélancolique.
Après la réélection contestée du président iranien et les manifestations qui s’ensuivirent, la figure de l’étudiante Neda Agha Soltan assassinée par les forces de Sécurité lors d’une manifestation le 20 juin 2009 est devenue un symbole de la Révolution Verte pour cette jeunesse, et deux chansons lui sont dédiées par la chanteuse Maral qu’on entend en ce moment et par le groupe Flow (http://www.youtube.com/watch?v=2jS0...) en anglais et en perse, groupe d’un ingénieur du son inspiré par le rock contestataire des années 60s et 70s dans un style proche du Velvet Underground avec une belle voix à la Lou Reed.
Benzad Omrani (Bomrani) est né à Téhéran en 1985. Sa chanson Piaderavi (Promenade) (http://www.youtube.com/watch?v=KBfA...) parle de l’ennui d’une vie de routine sur une guitare aux accents folks jouée en slide. Il a sorti son premier album en 2008.
Autre groupe de Rock plus improvisé Gachpaj (http://cs.sharif.edu/~arash/gachpaj...) s’est formé récemment sur des influences rock progressif (à la Sweet Smoke ou Morphine pour la saxo) et punk rock. « Baga-Vazvakaa » qu’on va entendre, signifie «adoration » en perse ancien tiré de l’Avesta, livre sacré du Zoroastrisme (Zoroastre (entre 100 et 400 avant JC) était adorateur du feu et fonda une religion pionnière du monothéisme et de la distinction Bien/Mal) . Le titre fut enregistré en plein air à Teheran (http://www.youtube.com/watch?v=dkU_...).
Plus jeunes, le groupe Yellow Dogs (http://www.myspace.com/theyellowdog...) psychobilly garage psyché indie rock fait dans le rock ado efficace et rageur et a participé au « Chats Persans » sur les jeunes groupes de Rock Iranien (http://www.youtube.com/watch?v=DEwH... ), et rêvent comme tous ces groupes de se produire en Iran et hors d’Iran. Ecoutons-les dans un rock en anglais « New Century » (http://www.youtube.com/watch?v=y4on...) où s’exprime toute leur énergie juvénile.
Beaucoup de ces groupes de Rock Iraniens puisent leurs influences dans le Rock anglo-saxon des années 60s/70s. Les Yaars (http://www.myspace.com/theyaars) (signifiant « les amis en perse) ont commencé en 2006 en reprenant Deep Purple, Kiss, AC/DC ou Black Sabbath et Pink Floyd, puis leurs compositions se sont orientées vers quelque chose de plus énergique dans l’esprit des Tramps. Ils viennent de sortir leur premier album You Call Me That avec là encore de bonnes guitares à la Who et de bonnes voix.
Passons maintenant à des groupes Rock Iraniens plus durs, comme Malcontent et Soog (http://www.myspace.com/soogband ), groupe heavy metal existant depuis 1997, ce qui en fait des pionniers (piano, guitares lead, rythmique et basse, violoncelle et batterie). Dans Les Chats Persans, on pouvait voir un groupe de métal jouer dans une grange, terrorisant les vaches qui refusaient de donner du lait! Le problème d’être métalleux en Iran est double : à s’habiller en noir, on risque d’être pris pour un chiite, à porter le bouc pour un fondamentaliste, et les deux communautés s’affrontant de se faire casser doublement la figure sans y appartenir, sans compter la police! The Dark Walkway fait un peu peur, mais c’est une chanson en perse contre la drogue, donc il vaut mieux...
Plus musclé moins glauque, le groupe Aprigon (http://www.myspace.com/aprigon ) formé en 2002 par les frères Farshidmehr à Téhéran se définissent comme un groupe de power metal. A cause des restrictions en Iran, ils sont allés enregistrer leur album Eastern Storm (tempête de l’Est) en Arménie. Le nom du groupe vient d’une jarre Zoroastriste (http://www.youtube.com/watch?v=xqS6...).
Il y a aussi du Hip Hop en Iran, comme Aarnick que je vous épargnerai, et plus calme de l’ ambient world Mute Agency (http://www.facebook.com/group.php?v... décrivant les réalités sociales de leur pays dans « Indi Hop » le seul style trip hop iranien.
Jean Daniel BURKHARDT
ROCK, POP et même METAL et TRIP HOP UNDERGROUND IRANIEN : A DECOUVRIR...
Zoop vous propose de découvrir de jeunes groupes pop Rock voire Metal Underground Iraniens grâce à une compilation du magazine britannique Songlines d’Avril/Mai (http://www.iraniantorrents.com/inde... ) et au centre anglais de musique iranienne alternative Bar-Ax (www.bar-ax.com). Il faut préciser que tous ces groupes vivent encore en Iran, où le Rock est considéré comme illégal et ne peuvent donc pas y vendre ou jouer leur musique officiellement, soumis à l’obligation de posséder une licence d’état qui peut leur être refusée pour «style impropre » ou « mouvements de scènes excessifs » ou sans raison aucune. Pourtant, les paroles sont rarement politiques et la musique que le Rock Iranien montre, après le film les Chats Persans », la beauté harmonique et la vivacité de cette scène et une urgence, une envie de liberté que le Rock a peut-être un peu perdu dans nos pays libres.
Commençons avec Pouya Mahmoodi un chanteur et guitariste (http://www.youtube.com/watch?v=eXwm...) mêlant différentes traditions Perses (l’ancien nom de l’Iran et de sa culture millénaire) classiques, le rock, le jazz et le blues (http://www.youtube.com/watch?v=8qr6...); il vient de sortir son album Mehr (Affection) enregistré en 2008 : Me Va To (Toi et Moi).
Il n’est pas facile d’être un jeune groupe de rock en Iran : le Rock y est illégal et le groupe étudiant « Font » fondé en 2006 a gagné sa réputation en jouant dans les universités des concerts underground non officiels en 2007, et furent emprisonnés pour cette raison. « Hide » (http://www.youtube.com/watch?v=WfvZ...) (cache-toi avant qu’ils ne te trouvent) est une pièce électronique pop loungy avec des paroles en anglais rappelant un certain spoken word rock mélancolique.
Après la réélection contestée du président iranien et les manifestations qui s’ensuivirent, la figure de l’étudiante Neda Agha Soltan assassinée par les forces de Sécurité lors d’une manifestation le 20 juin 2009 est devenue un symbole de la Révolution Verte pour cette jeunesse, et deux chansons lui sont dédiées par la chanteuse Maral qu’on entend en ce moment et par le groupe Flow (http://www.youtube.com/watch?v=2jS0...) en anglais et en perse, groupe d’un ingénieur du son inspiré par le rock contestataire des années 60s et 70s dans un style proche du Velvet Underground avec une belle voix à la Lou Reed.
Benzad Omrani (Bomrani) est né à Téhéran en 1985. Sa chanson Piaderavi (Promenade) (http://www.youtube.com/watch?v=KBfA...) parle de l’ennui d’une vie de routine sur une guitare aux accents folks jouée en slide. Il a sorti son premier album en 2008.
Autre groupe de Rock plus improvisé Gachpaj (http://cs.sharif.edu/~arash/gachpaj...) s’est formé récemment sur des influences rock progressif (à la Sweet Smoke ou Morphine pour la saxo) et punk rock. « Baga-Vazvakaa » qu’on va entendre, signifie «adoration » en perse ancien tiré de l’Avesta, livre sacré du Zoroastrisme (Zoroastre (entre 100 et 400 avant JC) était adorateur du feu et fonda une religion pionnière du monothéisme et de la distinction Bien/Mal) . Le titre fut enregistré en plein air à Teheran (http://www.youtube.com/watch?v=dkU_...).
Plus jeunes, le groupe Yellow Dogs (http://www.myspace.com/theyellowdog...) psychobilly garage psyché indie rock fait dans le rock ado efficace et rageur et a participé au « Chats Persans » sur les jeunes groupes de Rock Iranien (http://www.youtube.com/watch?v=DEwH... ), et rêvent comme tous ces groupes de se produire en Iran et hors d’Iran. Ecoutons-les dans un rock en anglais « New Century » (http://www.youtube.com/watch?v=y4on...) où s’exprime toute leur énergie juvénile.
Beaucoup de ces groupes de Rock Iraniens puisent leurs influences dans le Rock anglo-saxon des années 60s/70s. Les Yaars (http://www.myspace.com/theyaars) (signifiant « les amis en perse) ont commencé en 2006 en reprenant Deep Purple, Kiss, AC/DC ou Black Sabbath et Pink Floyd, puis leurs compositions se sont orientées vers quelque chose de plus énergique dans l’esprit des Tramps. Ils viennent de sortir leur premier album You Call Me That avec là encore de bonnes guitares à la Who et de bonnes voix.
Passons maintenant à des groupes Rock Iraniens plus durs, comme Malcontent et Soog (http://www.myspace.com/soogband ), groupe heavy metal existant depuis 1997, ce qui en fait des pionniers (piano, guitares lead, rythmique et basse, violoncelle et batterie). Dans Les Chats Persans, on pouvait voir un groupe de métal jouer dans une grange, terrorisant les vaches qui refusaient de donner du lait! Le problème d’être métalleux en Iran est double : à s’habiller en noir, on risque d’être pris pour un chiite, à porter le bouc pour un fondamentaliste, et les deux communautés s’affrontant de se faire casser doublement la figure sans y appartenir, sans compter la police! The Dark Walkway fait un peu peur, mais c’est une chanson en perse contre la drogue, donc il vaut mieux...
Plus musclé moins glauque, le groupe Aprigon (http://www.myspace.com/aprigon ) formé en 2002 par les frères Farshidmehr à Téhéran se définissent comme un groupe de power metal. A cause des restrictions en Iran, ils sont allés enregistrer leur album Eastern Storm (tempête de l’Est) en Arménie. Le nom du groupe vient d’une jarre Zoroastriste (http://www.youtube.com/watch?v=xqS6...).
Il y a aussi du Hip Hop en Iran, comme Aarnick que je vous épargnerai, et plus calme de l’ ambient world Mute Agency (http://www.facebook.com/group.php?v... décrivant les réalités sociales de leur pays dans « Indi Hop » le seul style trip hop iranien.
Jean Daniel BURKHARDT
ROCK, POP et même METAL et TRIP HOP UNDERGROUND IRANIEN : A DECOUVRIR...
Zoop vous propose de découvrir de jeunes groupes pop Rock voire Metal Underground Iraniens grâce à une compilation du magazine britannique Songlines d’Avril/Mai (http://www.iraniantorrents.com/inde... ) et au centre anglais de musique iranienne alternative Bar-Ax (www.bar-ax.com). Il faut préciser que tous ces groupes vivent encore en Iran, où le Rock est considéré comme illégal et ne peuvent donc pas y vendre ou jouer leur musique officiellement, soumis à l’obligation de posséder une licence d’état qui peut leur être refusée pour «style impropre » ou « mouvements de scènes excessifs » ou sans raison aucune. Pourtant, les paroles sont rarement politiques et la musique que le Rock Iranien montre, après le film les Chats Persans », la beauté harmonique et la vivacité de cette scène et une urgence, une envie de liberté que le Rock a peut-être un peu perdu dans nos pays libres.
Commençons avec Pouya Mahmoodi un chanteur et guitariste (http://www.youtube.com/watch?v=eXwm...) mêlant différentes traditions Perses (l’ancien nom de l’Iran et de sa culture millénaire) classiques, le rock, le jazz et le blues (http://www.youtube.com/watch?v=8qr6...); il vient de sortir son album Mehr (Affection) enregistré en 2008 : Me Va To (Toi et Moi).
Il n’est pas facile d’être un jeune groupe de rock en Iran : le Rock y est illégal et le groupe étudiant « Font » fondé en 2006 a gagné sa réputation en jouant dans les universités des concerts underground non officiels en 2007, et furent emprisonnés pour cette raison. « Hide » (http://www.youtube.com/watch?v=WfvZ...) (cache-toi avant qu’ils ne te trouvent) est une pièce électronique pop loungy avec des paroles en anglais rappelant un certain spoken word rock mélancolique.
Après la réélection contestée du président iranien et les manifestations qui s’ensuivirent, la figure de l’étudiante Neda Agha Soltan assassinée par les forces de Sécurité lors d’une manifestation le 20 juin 2009 est devenue un symbole de la Révolution Verte pour cette jeunesse, et deux chansons lui sont dédiées par la chanteuse Maral qu’on entend en ce moment et par le groupe Flow (http://www.youtube.com/watch?v=2jS0...) en anglais et en perse, groupe d’un ingénieur du son inspiré par le rock contestataire des années 60s et 70s dans un style proche du Velvet Underground avec une belle voix à la Lou Reed.
Benzad Omrani (Bomrani) est né à Téhéran en 1985. Sa chanson Piaderavi (Promenade) (http://www.youtube.com/watch?v=KBfA...) parle de l’ennui d’une vie de routine sur une guitare aux accents folks jouée en slide. Il a sorti son premier album en 2008.
Autre groupe de Rock plus improvisé Gachpaj (http://cs.sharif.edu/~arash/gachpaj...) s’est formé récemment sur des influences rock progressif (à la Sweet Smoke ou Morphine pour la saxo) et punk rock. « Baga-Vazvakaa » qu’on va entendre, signifie «adoration » en perse ancien tiré de l’Avesta, livre sacré du Zoroastrisme (Zoroastre (entre 100 et 400 avant JC) était adorateur du feu et fonda une religion pionnière du monothéisme et de la distinction Bien/Mal) . Le titre fut enregistré en plein air à Teheran (http://www.youtube.com/watch?v=dkU_...).
Plus jeunes, le groupe Yellow Dogs (http://www.myspace.com/theyellowdog...) psychobilly garage psyché indie rock fait dans le rock ado efficace et rageur et a participé au « Chats Persans » sur les jeunes groupes de Rock Iranien (http://www.youtube.com/watch?v=DEwH... ), et rêvent comme tous ces groupes de se produire en Iran et hors d’Iran. Ecoutons-les dans un rock en anglais « New Century » (http://www.youtube.com/watch?v=y4on...) où s’exprime toute leur énergie juvénile.
Beaucoup de ces groupes de Rock Iraniens puisent leurs influences dans le Rock anglo-saxon des années 60s/70s. Les Yaars (http://www.myspace.com/theyaars) (signifiant « les amis en perse) ont commencé en 2006 en reprenant Deep Purple, Kiss, AC/DC ou Black Sabbath et Pink Floyd, puis leurs compositions se sont orientées vers quelque chose de plus énergique dans l’esprit des Tramps. Ils viennent de sortir leur premier album You Call Me That avec là encore de bonnes guitares à la Who et de bonnes voix.
Passons maintenant à des groupes Rock Iraniens plus durs, comme Malcontent et Soog (http://www.myspace.com/soogband ), groupe heavy metal existant depuis 1997, ce qui en fait des pionniers (piano, guitares lead, rythmique et basse, violoncelle et batterie). Dans Les Chats Persans, on pouvait voir un groupe de métal jouer dans une grange, terrorisant les vaches qui refusaient de donner du lait! Le problème d’être métalleux en Iran est double : à s’habiller en noir, on risque d’être pris pour un chiite, à porter le bouc pour un fondamentaliste, et les deux communautés s’affrontant de se faire casser doublement la figure sans y appartenir, sans compter la police! The Dark Walkway fait un peu peur, mais c’est une chanson en perse contre la drogue, donc il vaut mieux...
Plus musclé moins glauque, le groupe Aprigon (http://www.myspace.com/aprigon ) formé en 2002 par les frères Farshidmehr à Téhéran se définissent comme un groupe de power metal. A cause des restrictions en Iran, ils sont allés enregistrer leur album Eastern Storm (tempête de l’Est) en Arménie. Le nom du groupe vient d’une jarre Zoroastriste (http://www.youtube.com/watch?v=xqS6...).
Il y a aussi du Hip Hop en Iran, comme Aarnick que je vous épargnerai, et plus calme de l’ ambient world Mute Agency (http://www.facebook.com/group.php?v... décrivant les réalités sociales de leur pays dans « Indi Hop » le seul style trip hop iranien.
Jean Daniel BURKHARDT