Niels Peter Molvaer et Bumcello à la Salle Des Fêtes de Schiltigheim
Par Jean Daniel BURKHARDT le vendredi 16 octobre 2009, 14:04 - JAZZ - Lien permanent
Hier soir jeudi 15 octobre, Les Nuits Européennes invitait le trompettiste Norvègien Niels Peter Molvaer et le duo Tribal Groove Bumcello (Cyril Atef à la batterie et Vincent Segal au violoncelle électrique).

Niels Petter Molvaerest, avec Erik Truffaz, l’autre grand trompettiste de la scène Jazz/Electro Européenne et depuis « Khmer », en 1997, continue sa carrière en évoluant avec différents musiciens sans perdre le fil de sa ligne musicale.






[Enfin, peut-être est-ce justement le contexte où sont nés et évoluent Truffaz et Molvaer qui les rend différents : Truffaz plus urbain, souvent presque violent, capable de pousser les aigus jusqu’au cri ou de faire de sa trompette presque une guitare électrique, Molvaer plus proche des grands espaces de sa Norvège natale, où l’on croit entendre craquer/ chanter les glaciers fondant au réchauffement climatique, les grands espaces s’étendant jusqu’à l’horizon sans fin. Truffaz serait plus militant, ayant décidé de lutter contre le monde insupportable avec les armes du Rock ou de l’Electro, Molvaer plus contemplatif, en contemplerait des beautés rêvées ou réelles, ou un monde apocalyptique encore désolé vierge, ou déjà déserté.||http://www.youtube.com/watch?v=fh7b3G4cl1U&feature=related]

Pour reprendre une comparaison littéraire, Truffaz peint le monde tel qu’il EST, Molvaer le rêve tel qu’il DEVRAIT ÊTRE. (http://www.youtube.com/watch?v=RQYbHCLn7cE&feature=related ). On a besoin des deux, selon les moments, les instants ou les choix de nos vies.
En seconde partie, on pouvait entendre le duo Bumcello, composé de Vincent Segal (l’un des pionniers du violoncelle électrique avec son album « T Bone Garnerius », effets et samplers ) et Ciryl Atef (batterie, percussions, samplers), musiciens de M(‘atthieu Chedid).

Ils viennent de sortir leur sixième album « Lychee Queen ».

Ils inventent en direct un folklore urbain improvisé, "animal sophistiqué", où le violoncelle de Vincent Sègal, parfois baroque et boisé, peut aussi être utilisé comme une guitare électrique destroy aux effets Hendrixiens, est samplé, envoyé, ou stoppé, utilsé avec des effets de reverb ou de distorsion, fait la basse à cordes ou reprend son rôle d’instrument à cordes frottées, étendu jusqu’aux vièles orientales () ou à la morin khur mongole, à un cheveu de crinière de cheval, fil musical distendu, et joué jusqu’à ce qu’il casse voire sirène electronique à la Kraftwerk sur le Boléro de Ravel et Police..

Cyril Atef a enregistré « Olympic Gramofon » avec Julien Lourau. Ses looks ethniques sont déjà une attraction, entre turban, coiffes africaines ou masque de kendo (là il était en pyjama africain et bonnet gnawa tournoyant, plutôt sobre), et il joue de la batterie, du bidon d’eau, des percussions (se mettant des clochettes sur les yeux pour ressembler à un hibou-robot et venir au devant de la scène) et sampleurs lui faisant une voix de ballon à l’hélium, lance aux public des imprécations/incantations invitant à la danse et à la libération des corps, se fait chanteur Funk Soul, marquant les temps baragouinant son groove dans « Bakin’ in The Sun », vocaux hip-hop ou chant arabisant pour « Dalila », voire africanisant.

En Bis, Vincent Segal, qui a une autite qui le rend « sourd comme Keith Richards ou Beethoven", parle des Rolling Stones à Hyde Park et cite «Simpathy For The Devil ».

C’était le dernier Concert de Bumcello avant plusieurs mois, chacun partant vers ses propres projets, Segal avec Bassèkou Kouyaté, Cyril Atef avec Congopunq (http://www.youtube.com/watch?v=gp8zN22vA4k), son nouveau projet, le 15 décembre au Cheval Blanc de Schiltigheim.

Le Festival s’achève ce soir avec une grande soirée festive : La Minor (Cabaret Russe), Yom (Le Roi Du Klezmer) et le Koçani Orkestar, à la Salle Des Fêtes de Schiltigheim.
Ce soir également, le Soul Jazz Orchestra, groupe d’Afro-Beat Canadien, sera à la Salamandre à 21 h 30!
Jean Daniel BURKHARDT
Commentaires
En fait je n'ai découvert Bumcello que maintenant en écoutant leur Live "Get Me", "Animal Sophistiqué" et "Nude For Love" qu'un ami m'a gravé pour Noël. Il m'a donc paru devoir rendre davantage justice que par d'incultes généralités au duo en publiant en commentaire ici mon délire de salle de bain à l'écoute sur ces trois disques:
BUMCELLO LIVE : GET ME
« Instable » Violoncelle lent puis électrique/amplifié, Hendrixien, sur les vocaux
et "C'est Parti"en ragga sur le breakbeat, vers"Sabroso bugalù" façon Marc Ribot & Los
Cubanos ¨Postizos sur "Welcome to Tijuana" de Manu Chao, bientôt rejoint par la
sirène Bushiste contre les Mexicains.
Avec « Magic Malik », court envol d'un kemejeh vers la Chine, Oriental kemenjeh sur les crotales gnawas du « Bolly Boléro » , Beau l' héros de Ravel, qui envoie un "Message in a bottle"reggae vers la Jamaïque, mais rencontre un « Beautifull You » la nuit dans la "Darkness" aux échos glauques d'une mélodie connue entre les flots du violoncelle et « Release Part II » es échos noyés d'un accordéon subaquatique.
« Un Ami à Pragues » arrive en Jamaïque passé au ragga entre temps à la Gnawa Diffusion (groupe dufils de Kateb Yacine, Amazigh Kateb) "Specaial Educatian".
"Money Money “ make people happy, horny" sur le dub, c’esty toujours le problème.
« A l’ombre de Bumcello », le kmenjeh se fait égyptien, Balkanique, sur les clameurs d'Atef et son likembé (sanza, piano à pouces de CongopunQ), rentre dans « Le Garage des 3 éléphants », cuivré de cornacs d’Inde comme les trompettes de Jéricho sur la Drum & Bass (qui fait quoi ou n'importe, au bout d'un moment, on doute et c’est génial, j’ai même cru à un invité avec toi, incroyable que ce soient deux types tous seuls, même avec tous les effets modernes !)
Dans « African Microcosmos », le violoncelle se fait kora comme Sègal depuis en duo avec Ballaké Cissoko, puis sous la « Luna Moon » tarentelle tzigane reggae sur le kemenjeh, la gadulka folle qui rappelle aussi le vieux’loncelle de Jean Sébastien Bach, puis après la transe la corde unique du violon des Taraf des Haïdouks pleurant sur les massacres de
tziganes de Ceaucescu dans "Latcho Drom", mais la batterie reste festive sur
presque la vièle rebab du Kashmir, et on croit même entendre mon ami Laurent
Danzo (que tu as rencontré au Koçani Orkestar) et sa corne de brume mégaphone manuelle à la fin avant le "Bonsoir" hâté d'Atef!
Le second disque commence avec « Medeath Funk », où BOUM & cello vraiment funky sur le « chegede » pestent contre le MEDEF, le Money toujours , le « Green Tube » sur la vièle rebab Egyptienne, la basse gnawa énorme comme un berimbau brésilien (arc musical de la capueira) sur les percus gnawas; les sirènes de feu faites femmes tombent d’un « Flight of emptiness » en bombes rapides sur les vocalises des forêts vierges pygmées.
"Shake you Body" dans la «Jailouse Rumba » sur la basse funky, puis la kora trash électrique sur "lauter" "Papa
Wemba" et vocalise « up » house finale à la diva du 5ème Element de Besson.
Sirènes « Interludes »: appels des jungles d’Afrique pour réveiller en muezzins lointains portés par le vent nos jungles urbaines.
Excellent le vocal « Abadeba » sur un arrangement Africain dans « power wheels », jusqu’ « All The King’s horses », cris sur le morin khuur mongol aux cordes en crinière de cheval. Atef est plus animal que James Brown et aussi plus mutant, « Animal Sophistiqué », sur le violoncelle trash , écho d’urbanité industrielle, électro pur comme Pink Floyd dans « Carefull with this axe, Eugene » dans Ummagumma, sur laquelle se greffe le kemenjeh comme une seule corde d’âme frottée par l’archet, énorme et vibrante, puis retrouve les percus d’Afrique puis des tablas pakistanais et des cymbales hystériques à lui tout seul,. Ce qui est génial c’est qu’ils subliment les instruments, le duo, le fait de n’être que deux, même si c’est fait avec des sampleurs. Ils remettent de la sauvagerie naturelle dans moyens électroniques modernes, inventent une musique de folklore imaginaire urbain à l’aune de leur époque et pourtant, par certains aspects, qui semble avoir toujours été, de toute éternité, donc rendent aussi des racines, où les musiques qui les/nous ont formés sont si imbriquées, et qu’ils allument de modernité sur le secteur en apprentis sorciers ou en sorciers d’apprentissage... Les « machines » deviennent des outils d’émotions inouïes magnifiques, comme dans « The Little Trumpet de Michael Winter », où les instruments arrivent à contaminer les machines!
Mais il y a des mélodies aussi, comme « Tommy Unplugged » joué par ce violoncelle pur, acoustique, oriental, sur une corde unique vibrant d’émotion sous l’archet au milieu des cris de cuica/hip hop/soupirs de jungle Brazil et les percussions gnawa des crotales d’Atef, doublées de cordes soudain amplifiées, saturées, se tordant avec sous l’électricité des riffs Rock, comme si Sègal faisait entendre les étincelles électriques à nu, donnait, forme et sens à ces éclairs fulgurants pour eux-mêmes, puis les rassemble sous la forme d’un arc, d’une courbe en faisceau d’ondes et d’énergie positives avec l’effet wah wah Hendrixien des effets, et cette énergie des voix est quand même rassemblée en mélodie.
Géniale aussi cette rencontre dans « Jack steel » de la modernité science-fictionnelle du violoncelle comme en un tunnel electro-funk mais gardant le groove dans les dérapages des scratches; l’instrument devenant par moments réduit à un son inouï, industriel, crade, trash et de l’origine avec cette pureté de son du solo du balafon/marimba guatémaltèque ou steel-band de Trinidad, et le violoncelle qui s’adapte comme un essaim en bourdon de mouches tropicales dans l’air...
Ce sont des génies. Sègal est plus hallucinant encore qu'Atef dans les sons qu'il
sort de son violoncelle, du trad au classique au rock à l'électro à l'indéfinissablement futuriste, même avec des effets saturés/wah-wah/sampleurs, c'est fou! Personne n'a jamais sorti ça d'un violoncelle avant lui!
Le côté "zapping" des titres courts qui ne laissent pas le temps de rentrer dans la transe est un peu dommage, donne envie d'en entendre plus.
Finalement comparé à ça, leur dernier disque "Lychee Queen", même s'il est plus funky dans les chansons et les vocaux est moins bon Je préfère presque leur côté instrumental des débuts! Leur dernier concert aux Nuits Européennes aussi, j'ai eu du mal à rentrer dedans, e peut-être tournaient-ils un peu en rond après toutes ces années ensemble... J'ai préféré CongopunQ.
Jean Daniel
Bumcello studio : Animal Sophistiqué, Nude For Love
Au début d’Animal Sophistiqué , « Gogo », « Lets Get Lazy » :Flamenco castagné Rap mélodique avec des chœurs d’enfants pour les immigrants. Bumcello est aussi dans sa seconde période, un grand compositeur de chansons aux magnifiques fonds sonores de Ségal sur son seul violoncelle amplifié en une section de cordes entière. Comme « Ursus Minor » (http://www.myspace.com/ursusminorgr... ), Bumcello a su inventer aussi dans sa deuxième période de belles chansons au format pop, de futurs standards, plus universelles que les improvisations Jazz instrumentales, qui accrochent l’oreille et la mémoire immédiatement.
« Jet Set » : Le violoncelle de Sègal se fait guitar-hero pour un Blues à la Rolling Stones/Who avec une voix, d’Atef à la Jagger, bon Boogie invitant à la fête et à la libération sexuelle comme les Stones dans les années 60s et finit à la Led Zep. Super chanson Rock.
Dans « Bombay », Sègal se fait Ethno-Country-Blues Groovy et la voix d’Atef à la Iggy Pop, entre éraillé et claire aïgue sur des cordes disco du violoncelle à la « It’s Over » de Lenny Kravitz il y a 8/9 ans, puis devient une basse funky en pizzicato. Bumcello a fait ce qu’aucun duo n’avait fait avant lui : dépasser les possibilités techniques d’un duo violoncelle/batterie-voix par les moyens modernes, mais en redonnant du sens, en composant des chansons pop au goût des jours anciens 60s/70s, pour les temps présents et les possibilités futures porteuses d’un espoir collectif.
Dans « Djizney », le violoncelle est trash sur un rythme de feu et des voix d’abord très sexe puis angéliques comme d’enfants célestes des Beatles 70ies et partant en impro-preaching funk « scream&shout » sur la distorsion du violoncelle. Bumcello est arrivé à FAIRE à eux deux un COLLECTIF presque mondial comme Wood (bois du violoncelle) –stock (les percus qui toquent et la voix de toqué). Peut-être pour eux c’est plus un délire que j’idéalise parce que j’ai besoin de retrouver de l’espoir en cette fin de décennie pour le monde. Mais c’est pour la bonne cause.
« T (tris Te » n’est pas un jeu vidéo débile mais une magnifique mélodie de violoncelle et de pizzicati de guitare (ou invité?) sur la cuica animale d’un toucan brazil semblant presque vivante, tout un monde naturel, puis le violoncelle part en Hendrix éveillant aux mâtines des cloches les oiseaux-cuica ornithorynques des canopées à l’unisson.
Du haut du « Mountain Trio », « Animal Sophistiqué » envoie comme du Led Zep Latin Rock par les percus, puis planant mais avec ce son énôôrme du Violoncelle/guitare dans son solo guitar hero au son 70ies ! Animal Sophistiqué, c’est le secret : sauvage comme un animal mais sophistiqué car utilisant les dernières techniques modernes (samplers, électricité, effets, etc...) mais en les faisant Vivre et Vibrer de cette sauvagerie réinvestie par l’improvisation et à travers des chansons. On oublie que c’est juste un violoncelle (y’a pas plus antique et connoté classique, plus baroque que Rock comme instrument, et quelquefois il sonne encore comme une viole de gambe à la Marin Marais) et Atef, percu-chanteur fou pour la sauvagerie et vice versa!
Dans «Let It Shine » , appel au soleil et à la lumière, :Sègal a appliqué la violence rythmique et la ferveur des guitares Rock 70ies à son violoncelle, Atef rajouté la transe originelle des musiques traditionnelle aux modernités urbaines électroniques, créant un folklore imaginaire qui n’appartient qu’à eux mais nous en rappelle d’autres, en annonce de futurs...Sur ce nouveau soleil , on a la clameur tribale d’Atef sur corde groove de Sègal, poussé jusqu’à la techno par le breakbeat et ses échos’lectros, à une House naturelle au groove obsédant qui revient au tribal, justement, mais par des moyens naturels (pour ce qui est du jeu, car les effets modifient le JEU, ne sont pas utilisés à vide).
Comme ce pas parcourant le monde, Atef chante aussi ses chansons dans toutes les langues : en Allemand « fremde »/anglais « so slow »/espagnol de la haute « Sierra Mountain Top »/français de « sixième sens », inventant un espéranto de l’émotion, cet au-delà des langues qui lui est propre, adapté aux vitesses de la chanson, rythmant ce cha-cha /Paso doble de palmas flamenco cette superbe mélodie envoûtante, appelant à la chute, au laisser-aller, au sommeil sur le violoncelle/banjo/archet lyrique.
Dans « X ing », le violoncelle à nouveau Rock/Funk fusion accompagne ces choeurs enfantins porteurs d’espoirs pour les générations futures aux langues incompréhensibles (ont-ils travaillé avec des écoles ou des chorales volontaires ?) sur le Hip Hop voilé d’Atef shaking/crossing prêchant sur le violoncelle égyptien, la cuica jungle puis le violoncelle rock. Peut-être ont-ils eu un rôle pédagogique en ouvrant ces enfants à d’autres cultures, existantes ou imaginaires, ont-ils faits des citoyens/esprits du monde...
Dans «Sweat, sweat, sweat », la sueur funky du breakbeat et de la voix et du Sud de l’Inde dans le violoncelle/veena prolongé des échos de la pédale wah-wah, un peu à la Mukhta, puis section de cordes Egyptienne, sur la belle voix d’Atef dans l’aigu, un peu comme dans l’instru « Whirl & Sweat » de CongopunQ. Magnifique
Enfin, le « Monolithe » final offre un violoncelle plus sombre et baroque, originel, puis le breakbeat et les vocaux funkys d’Atef chroniquant la « Modern/Modal/Normal/Modal Life » des ordinateurs sur les volons égyptiens et la cymbale/cowbell folle, hypnotique.
Dans « Nude for Love », avec « 3 Bandits », le violoncelle trouve la puissance sonore brute d’une clarinette Indienne/Egyptienne/d’un zurna turc ou d’une vièle rebab du kashmir, greffe sur le rythme tzigane lent samplé une section de cordes égyptiennes, superposant ces deux voix/cultures sur le breakbeat, les mains qui rythment la transe et les clameurs lointaines.
Enfin, « Beautiful You » est la version studio de la belle mélodie qui me semblait connue sur le Live, avec ces vocaux funky Ragga soulfull (le Ragga pour moi manque de groove et de soul, s’il n’est que flots de mots et bordées d’insultes débitées au kilomètre/seconde à la Capleton) avec un côté R’N’B en mieux et de beaux choeurs féminins et effets scratches, à la « Lychee Queen ».
Pour moi même un rappeur/chanteur Ragga devrait avoir de la musicalité, et un talent pour l’improvisation qui lui permette de jouer/chanter avec de vrais musiciens Live. Mais rares sont ceux qui en sont capables : Nyah chez Truffaz, Kokayi chez Steve Coleman, Voice, IAM s’ils le voulaient, Abd Al Malik je suppose, Hocus Pocus....
Merci de m’avoir fait découvrir Bumcello, plus que « Lychee Queen » ou même leur dernier live aux nuits Européennes, ou justement je n’avais pas cette connaissance de ce qu’ils avaient fait avant, des sepoirs qu’ils ont pu susciter pour la musique. Je parle au passé puisque maintenant ils font une pause chacun de son côté. Les américains disent du trio Jazz piano/basse/batterie : « three is a crowd » (trois est une foule). Avec Bumcello, « two is a world » (deux est un monde). Je crois qu’ils étaient venus à Jazzdor il y a des années et que je les ai ratés!
Jean Daniel